Lessive, douches et toilettes en road trip aux États-Unis
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Personne n’en parle dans les récits de voyage, et tout le monde se pose la question au bout de cinq jours : où laver son linge, où se doucher quand on dort en van, où s’arrêter sur une route sans village. Les États-Unis sont plutôt bien équipés, à condition de connaître les bons endroits.
La lessive
Partir avec une semaine de vêtements et laver en route allège la valise de moitié (voir faire sa valise). Trois solutions.
La laverie de l’hôtel
Beaucoup de motels et d’hôtels de chaîne ont une laverie en libre-service pour les clients (guest laundry) : une ou deux machines et un sèche-linge au bout du couloir. C’est le plus pratique, puisqu’on lance la machine en rentrant et qu’on récupère le linge après la douche.
- Prix : 2 à 4 dollars le lavage, autant pour le séchage.
- Paiement : en pièces de 25 cents (quarters), parfois par carte ou application.
- Lessive : en dosettes au distributeur ou à la réception, pour un ou deux dollars.
Regardez si l’hôtel en a une au moment de réserver, et placez l’étape lessive au milieu du voyage.
La laverie automatique
En ville, cherchez laundromat ou coin laundry dans Google Maps. Les machines sont grandes, on y lave une semaine de linge pour deux en une fois.
- Prix : 3 à 6 dollars le lavage selon la taille, 25 cents par tranche de 6 à 8 minutes de séchage.
- Durée : 30 minutes de lavage, 30 à 40 minutes de séchage.
- Les pièces : un monnayeur change les billets en quarters. De plus en plus de laveries fonctionnent avec une carte rechargeable ou une application.
- Le service au poids (wash and fold) : vous déposez le sac le matin et récupérez le linge plié le soir, pour 1,50 à 2,50 dollars la livre.
Restez sur place ou revenez à l’heure : un linge oublié dans la machine sera sorti par le client suivant.
Les campings
Les campings privés, type KOA, ont presque tous une laverie. Ceux des parcs nationaux rarement, sauf dans les grands villages comme à Yosemite, Grand Canyon ou Yellowstone.
Les machines américaines chargent souvent par le dessus et lavent en trente minutes à basse température. Le sèche-linge chauffe fort : séchez à basse température (low heat) tout ce qui est technique ou en laine.
Pour dépanner, un savon de voyage, le lavabo et un cintre règlent le cas des chaussettes de randonnée.
Les douches, quand on dort en van
Dans les campings
- Campings privés : douches chaudes comprises dans le prix.
- Parcs d’État : souvent des douches, gratuites ou à pièces.
- Parcs nationaux : rarement à l’emplacement. Quelques parcs ont des douches payantes dans leurs villages, pour 5 dollars environ.
Dans les douches à pièces, quelques quarters donnent quatre à six minutes d’eau chaude. Préparez tout avant de lancer le minuteur.
Dans les truck stops
Les grandes stations pour routiers (Pilot, Flying J, Love’s, TravelCenters of America) louent des cabines de douche privées, propres, avec serviette et savon fournis. Comptez 14 à 17 dollars la douche. On paie à la caisse, on reçoit un numéro, et un écran annonce quand la cabine est prête. À deux, demandez si vous pouvez partager la même cabine : c’est souvent accepté.
Dans les salles de sport
C’est la solution des voyageurs au long cours. Un abonnement mensuel à une chaîne nationale donne accès aux douches de tous ses clubs. Planet Fitness, avec sa formule Black Card à environ 25 dollars par mois, plus des frais annuels, est la plus utilisée : elle compte plus de 2 000 clubs et permet d’amener un invité. Le calcul ne vaut que pour un voyage de plusieurs semaines, et il faut penser à résilier.
Les autres solutions
- Piscines municipales et centres de loisirs : une entrée à quelques dollars donne accès aux douches.
- Plages : douches extérieures à l’eau froide, pour se rincer.
- Douche solaire : une poche noire de 10 ou 20 litres laissée au soleil, pour le camping sauvage.
- Une nuit de motel tous les quatre ou cinq jours : douche, lessive, vrai lit et recharge des batteries.
Les toilettes
Aux États-Unis, on demande le restroom ou le bathroom. Le mot toilet désigne la cuvette et sonne un peu cru.
Sur la route
- Les aires de repos (rest areas) des autoroutes : gratuites, propres dans l’ensemble, annoncées plusieurs miles à l’avance. Elles sont parfois distantes de 80 ou 100 km dans l’Ouest.
- Les stations-service : accès libre, parfois avec une clé à demander à la caisse. Les grandes chaînes de truck stops et Buc-ee’s dans le Sud sont les mieux tenues.
- Les fast-foods et les cafés : en théorie réservés aux clients. Un café ou une bouteille d’eau règle la question.
- Les supermarchés : toujours des toilettes, en général au fond ou près de l’entrée.
Dans les parcs
- Centres d’accueil : toilettes avec eau courante.
- Départs de sentiers et parkings : des toilettes sèches (vault toilets), sans eau ni lavabo. Elles sont entretenues, mais gardez du gel hydroalcoolique et un peu de papier dans le sac.
- Sur les sentiers : rien. En cas de besoin, on s’éloigne de 60 mètres du sentier et de l’eau, on creuse un trou de 15 centimètres, et on remporte le papier dans un sac fermé. Dans certains canyons et dans le désert, il faut tout remporter dans des sacs prévus pour ça, distribués ou vendus par les parcs.
En ville
Les toilettes publiques sont rares. Les bons réflexes : les grands magasins, les centres commerciaux, les halls d’hôtel, les bibliothèques, les musées gratuits, les gares et les Starbucks. À New York, les parcs comme Bryant Park ont des toilettes publiques bien entretenues.
Pour les voyageurs en van : les eaux usées
- Eaux grises (évier, douche) et eaux noires (toilettes) se vident uniquement dans une dump station. On en trouve dans les campings, certains truck stops et des aires de repos. iOverlander et Campendium les recensent.
- Jamais dans la nature, ni dans une grille d’égout.
- Remplissez l’eau propre au même endroit, avec le robinet marqué potable water, pas celui du rinçage.
Le reste de l’intendance est dans voyager en van et où dormir en van ou en camping.