Voyager en van aux États-Unis : modèles, loueurs et vrai coût
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Le van fait rêver : se réveiller face à un canyon, cuisiner au bord d’un lac, ne plus défaire sa valise. C’est une très belle façon de voyager aux États-Unis, à condition de savoir ce qu’on loue, ce que ça coûte vraiment et ce que ça change au quotidien.
Van, camping-car : de quoi parle-t-on ?
| Type | Ce que c’est | Pour qui |
|---|---|---|
| Minivan aménagé | Un monospace avec un lit à l’arrière et une cuisine dans le coffre | Deux personnes, petit budget, se gare partout |
| Campervan (class B) | Un fourgon où l’on tient debout, avec lit fixe, cuisine intérieure, parfois des toilettes | Deux personnes qui veulent du confort |
| Camping-car (class C) | Une cellule sur un châssis de camionnette, avec salle d’eau et vraie cuisine, de 6 à 9 mètres | Familles, longs séjours |
| Grand motorhome (class A) | Un autocar aménagé | À éviter pour un premier voyage |
Aux États-Unis, le mot RV (recreational vehicle) désigne tout ce qui roule et où l’on dort.
Les loueurs
Parmi les enseignes qui reviennent le plus souvent :
- Escape Campervans : des vans peints à la main, kilométrage illimité sur la plupart des formules, une douzaine de dépôts dans l’Ouest et quelques-uns à l’Est.
- Travellers Autobarn : des vans simples, kilométrage illimité, souvent parmi les moins chers.
- Indie Campers et Roadsurfer : deux loueurs européens installés aux États-Unis, avec des véhicules récents.
- Cruise America : le grand spécialiste du camping-car, avec des agences dans tout le pays.
- Outdoorsy et RVshare : la location entre particuliers, avec un choix énorme et des conditions qui varient d’un propriétaire à l’autre.
On ne les a pas testés nous-mêmes. Comparez sur les mêmes dates, en regardant ce qui est compris.
Ce qu’il faut vérifier dans le devis
- Le kilométrage. Illimité chez certains, facturé au mile chez d’autres (souvent 35 à 50 cents par mile). Sur 4 000 km, la différence dépasse 1 000 dollars.
- Les kits. Literie, vaisselle, chaises, table : parfois compris, parfois en supplément.
- Les assurances. La carte bancaire et l’assurance voyage couvrent rarement les camping-cars. Lisez les franchises, et les exclusions habituelles : toit, dessous de caisse, pare-brise.
- Les routes interdites. Beaucoup de contrats excluent les pistes non goudronnées, la Death Valley en été ou le Mexique.
- Le générateur et le gaz, facturés à l’usage sur les camping-cars.
- Les frais d’abandon si vous rendez le véhicule ailleurs, et les frais de préparation.
- L’âge minimum du conducteur, 21 ou 25 ans selon les loueurs.
- La première nuit. Certains loueurs de camping-cars demandent de dormir à l’hôtel le soir de l’arrivée, pour ne pas prendre le volant après un vol long-courrier.
Votre permis B belge suffit pour tous ces véhicules.
Le vrai coût : van ou voiture et motels ?
Un exemple pour deux personnes, sur 21 jours en moyenne saison dans l’Ouest. Ce sont des ordres de grandeur.
| Van aménagé | Voiture + motels | |
|---|---|---|
| Location | 100 à 180 $ par jour | 50 à 80 $ par jour |
| Nuits | 20 à 50 $ (camping) | 110 à 180 $ |
| Essence | 35 à 50 $ par jour | 20 à 30 $ par jour |
| Repas | 40 à 60 $ (on cuisine) | 70 à 110 $ |
| Total par jour | 195 à 340 $ | 250 à 400 $ |
Ce que le van change au quotidien
Les plus
- On dort au plus près des paysages, parfois dans les parcs.
- On ne défait plus sa valise et on ne cherche plus de restaurant le soir.
- Le lever de soleil est à dix mètres du lit.
Les moins
- Les campings des parcs se réservent des mois à l’avance : la liberté totale est un mythe en haute saison. Voir où dormir en van ou en camping.
- La ville est pénible : parkings trop bas, stationnement de nuit interdit, risque de vol. Pour San Francisco ou Los Angeles, mieux vaut rendre le van avant.
- Il faut gérer l’intendance : eau, vidanges, glace, douches, lessive (voir notre article).
- On roule moins vite et on consomme plus. Comptez 12 à 15 litres aux 100 km pour un fourgon, 20 à 30 pour un camping-car.
- Il fait froid la nuit en altitude au printemps et en automne, et très chaud dans le désert en été.
Conduire un grand véhicule
- Notez la hauteur du véhicule sur un papier collé au tableau de bord. Les drive-in, les parkings couverts et certains ponts bas ne pardonnent pas.
- Certaines routes sont limitées. Le tunnel de Zion-Mount Carmel est soumis à des restrictions de gabarit qui ont été durcies récemment (vérifiez sur nps.gov/zion avant de passer par là), et la Going-to-the-Sun Road à Glacier interdit les véhicules de plus de 6,4 mètres de long.
- Méfiez-vous du vent latéral dans les plaines et sur les ponts.
- Dans les descentes, rétrogradez au lieu de freiner en continu.
- Faites-vous guider pour reculer : c’est la première cause de dégâts.
Pour bien commencer
- Réservez le van six mois à l’avance pour l’été.
- Bloquez d’abord les campings des parcs nationaux, puis construisez l’itinéraire autour.
- Prévoyez une ou deux nuits en motel au milieu du voyage : une vraie douche et un grand lit remettent tout le monde d’aplomb.
- Le jour de la prise en charge, filmez le véhicule sous tous les angles, intérieur compris, et faites-vous montrer chaque équipement.
On a aussi préparé un article sur la cuisine en van.