RT2 – Jour 2 – Statue de la Liberté, Wall Street, musée d'histoire naturelle et Casse-Noisette

Deuxième jour à New York et une journée très chargée : on voulait profiter au maximum du pass et voir un peu tout Manhattan, du sud au nord. Au programme : la Statue de la Liberté, le quartier de Wall Street, le mémorial du 11 septembre, le musée d’histoire naturelle, et pour finir par un spectacle de ballet.
Petit-déjeuner à l’hôtel
Réveil tôt, décalage horaire oblige. Le petit-déjeuner était inclus à l’hôtel, version américaine avec assiettes en carton : pommes de terre sautées, saucisses, œufs, muffins, fruits et jus d’orange. Pas le plus raffiné, mais de quoi tenir une bonne partie de la journée. Dans le hall, le sapin et les paquets cadeaux nous rappelaient qu’on était à deux jours de Noël.
Le ferry vers Liberty Island
Direction la pointe sud de Manhattan et Battery Park, d’où part le ferry officiel (Statue City Cruises) vers Liberty Island et Ellis Island. C’est la seule compagnie autorisée à accoster sur les îles, donc méfiez-vous des vendeurs qui vous proposent des « croisières » dans le parc : la plupart ne font que passer devant la statue sans s’arrêter.
On avait réservé notre visite à l’avance, directement sur le site de Statue City Cruises, pour le premier ferry de la journée. Ne comptez pas acheter vos billets le jour même : il en reste parfois au guichet de Castle Clinton, mais rarement pour l’heure qui vous arrange, et quasiment jamais avec l’accès au piédestal ou à la couronne.
Avant d’embarquer, il faut passer un contrôle de sécurité : portique et passage des sacs aux rayons X, comme à l’aéroport. C’est courant aux États-Unis, encore plus pour un site aussi symbolique.
Une fois la sécurité passée, on attend le ferry le long du quai, à l’extérieur et sans abri. Même avec le premier ferry et en arrivant en avance, on a attendu une bonne quarantaine de minutes, sous la pluie. En hiver, équipez-vous bien (veste imperméable, bonnet, gants) ; en été, pensez casquette, crème solaire et eau. Bon à savoir si vous voyagez avec des enfants.
À bord, il y a très peu de places assises, et attendez-vous à être serrés comme des sardines : les ferries sont remplis au maximum à chaque traversée. Si vous êtes sujet au mal de mer, sachez aussi que ça tangue pas mal.
La Statue de la Liberté, jusqu’au piédestal
En descendant du ferry sur l’île, il commençait à neiger : c’est donc sous une fine neige que nous l’avons découverte, Lady Liberty. Offerte par la France aux États-Unis et inaugurée en 1886, elle a été dessinée par Auguste Bartholdi, avec une structure intérieure conçue par Gustave Eiffel. Avec son piédestal, elle mesure un peu plus de 90 mètres. De loin, elle paraît presque petite, mais une fois au pied, on se rend compte de sa taille.
On avait des billets avec accès au piédestal, ce qui permet de monter jusqu’au sommet du socle et de voir la statue juste au-dessus de soi. Le nombre de billets piédestal est limité chaque jour, et ils sont rarement compris dans les pass touristiques : réservez-les directement auprès de Statue City Cruises, le plus tôt possible.
On aurait aimé monter jusqu’à la couronne, mais on n’a pas réussi à avoir de places. Pour le piédestal, on a pris les escaliers : il y avait trop d’attente pour l’ascenseur, et puis on est sportifs, et c’était chouette de monter à l’intérieur de la statue. D’en haut, on voit bien la forme en étoile de Fort Wood, l’ancien fort militaire sur lequel la statue a été construite.
On a ensuite fait le tour de l’île à pied. Le temps était gris et il faisait froid, mais ça donnait une ambiance particulière, avec les nuages bas sur les gratte-ciel.
La vue sur le skyline vaut vraiment le coup, à elle seule elle justifie presque la traversée. Depuis l’île, tout le sud de Manhattan s’aligne face à vous, avec One World Trade Center qui dépasse de tout le reste.
Infos pratiques sur Liberty Island
La Statue de la Liberté est un national monument, géré par le National Park Service, comme les parcs nationaux. Les drones y sont interdits, et vu le niveau de sécurité, on vous conseille de ne même pas en avoir dans votre sac.
Pour monter sur le piédestal ou dans la couronne, il y a un deuxième contrôle de sécurité, et les sacs doivent être laissés dans un casier avant de monter. Les casiers fonctionnent avec une pièce de 25 cents (une consigne, récupérée en le libérant) : prévoyez des pièces, même s’il y a des machines pour faire de la monnaie à côté. Il n’y a pas de casier à l’embarquement, à Battery Park.
Côté repas, on n’a trouvé aucun endroit pour se restaurer sur l’île. On a bien vu des échoppes sur l’esplanade, mais elles étaient fermées : elles ouvrent sûrement à la belle saison. En hiver, prévoyez de quoi grignoter. Il y a en revanche une petite boutique de souvenirs, dont les bénéfices servent à l’entretien du monument.
Le musée de la Statue de la Liberté
Sur l’île, ne ratez pas le musée, inclus dans le billet. Il est intéressant pour comprendre l’origine de cette grande dame et connaître son histoire plus en détail : les maquettes de Bartholdi, la fabrication de la statue, une réplique grandeur nature d’un de ses pieds en cuivre (ça donne une idée de l’échelle) et surtout la torche originale, remplacée en 1986 et exposée dans le hall.
Ellis Island, ce sera pour la prochaine fois
Sur le trajet du retour, le ferry fait un arrêt à Ellis Island avant de rejoindre Manhattan. C’est par cette île que sont passés plus de 12 millions d’immigrants entre 1892 et 1954, et l’ancien centre d’accueil abrite aujourd’hui un musée de l’immigration, compris dans le même billet. Vous pouvez descendre, visiter, puis reprendre un ferry suivant.
On n’a pas eu l’occasion de s’y arrêter : il faisait très froid, et le programme de la journée était encore chargé. Ce sera une bonne raison de revenir à New York :)
Wall Street, Charging Bull et Fearless Girl
De retour à Manhattan, on avait besoin de se réchauffer : petit arrêt chez Starbucks pour un café. En décembre, les boissons de Noël sont de sortie, et le choix est bien plus large qu’en Europe. Les amateurs d’épices et de gingerbread y trouveront leur bonheur.
Café en main, on a remonté Broadway jusqu’au Charging BullTipsLe taureau a été déposé illégalement par son sculpteur, Arturo Di Modica. En pleine nuit, en décembre 1989, il l'a amené en camion et installé sous le sapin de Noël devant la Bourse, à ses frais, comme un cadeau aux New-Yorkais après le krach boursier de 1987. Quelques heures plus tard, la police l'a retiré à la demande de la Bourse. Face à l'engouement du public, la ville a accepté de le réinstaller moins d'une semaine plus tard, à Bowling Green, à quelques rues de là, où il est toujours., le taureau en bronze devenu le symbole de Wall Street. Attendez-vous à faire la file pour la photo, et à voir beaucoup de monde lui toucher… les parties arrière, censées porter chance. On n’a pas fait la file pour la photo, mais on l’a touché, les cornes et les parties, pour ne pas prendre de risque.
Un peu plus loin, devant le New York Stock Exchange, se trouve Fearless GirlTipsInstallée en 2017, la petite fille aux mains sur les hanches symbolise le courage et l'autonomie des femmes, et rappelle l'importance de la mixité dans le secteur financier., la petite fille aux mains sur les hanches. Elle est assez petite, donc on ne la remarque pas tout de suite. Elle reste quand même plus grande que notre Manneken Pis !
En décembre, la façade à colonnes est décorée avec un grand sapin illuminé et des drapeaux américains, de quoi faire un joli contraste avec l’image très sérieuse de Wall Street.
Notre première part de pizza new-yorkaise
Pour le midi, rien de plus new-yorkais qu’une part de pizza à emporter : notre toute première à New York. On l’a prise chez Abitino’s Pizza, juste en face du taureau : 10 $ pour les deux parts. La pâte est fine, la part est énorme et on la plie en deux pour la manger, comme les locaux.
Impossible de ne pas goûter la pepperoni, la plus typique. Pour la deuxième, la chicken ranch nous intriguait : poulet et sauce ranch, la sauce crémeuse aux herbes que les Américains mettent partout. Le mélange peut sembler bizarre, mais c’était très bon. On recommande !
Le mémorial du 11 septembre
On a ensuite marché jusqu’au mémorial du 11 septembre. Les deux grands bassins sont construits exactement à l’emplacement des Tours jumelles, et l’eau s’écoule en continu vers un trou central dont on ne voit pas le fond. Les noms des victimes sont gravés tout autour, sur des plaques en bronze. Juste à côté se dresse One World Trade Center, qui culmine à 1 776 pieds (541 mètres), en référence à l’année de la Déclaration d’indépendance.
L’ambiance est calme et assez lourde, même avec du monde autour. Se retrouver face à ces bassins nous a ramenés à ce 11 septembre 2001, dont on se souvient tous les deux. À l’époque, tout ça nous paraissait si loin : on ne savait pas vraiment où se trouvait cette ville aux immenses buildings. Être là, devant ces noms gravés, nous a rappelé que les images vues ce jour-là à la télé étaient bien réelles.
Juste à côté des bassins se trouve le musée du 11 septembre, installé dans les fondations des tours. On ne l’a pas visité, faute de temps. Comptez environ 36 $ par adulte, et sachez qu’il est gratuit le lundi en fin de journée, avec des billets à réserver le jour même sur son site (les places partent vite).
On est en revanche passés par l’Oculus, la gare du World Trade Center, qui abrite aussi un centre commercial (Westfield World Trade Center). Conçu par l’architecte espagnol Santiago Calatrava, le bâtiment évoque un oiseau qui prend son envol, avec sa grande structure blanche en forme d’ailes.
En remontant vers le nord, on est passés devant le Madison Square Garden, la salle mythique des Knicks et des Rangers, construite au-dessus de Penn Station.
L’American Museum of Natural History
L’après-midi, direction l’Upper West Side et l’American Museum of Natural History, le musée de La Nuit au musée 🎬. Dès l’entrée, dans la rotonde Theodore Roosevelt, on est accueillis par un immense squelette de dinosaure.
Le musée est vraiment immense, il faudrait plusieurs jours pour tout voir, donc il faut faire des choix. Mais comme on l’a déjà dit, ça nous donne une occasion de revenir à New York !
À l’accueil, on nous a demandé quelle activité payante on voulait faire (expositions temporaires, planétarium…), car il faut un créneau horaire pour y accéder. Elle était comprise dans notre Go City Pass. On a choisi le planétarium, et on le recommande : c’est très immersif, et les commentaires sont dans un anglais clair et accessible. Une expérience hors du temps.
Ensuite, on s’est dépêchés pour voir un peu tout ce qu’on voulait : les salles des fossiles avec le T-Rex et les mammouths, la baleine bleue suspendue au plafond, les salles consacrées aux différents continents, et les fameux dioramas des mammifères d’Amérique du Nord, où les animaux sont mis en scène devant des décors peints. Celui des ours nous a rappelé les paysages de notre premier roadtrip. Au total, on y a passé deux à trois heures.
Il est fort probable que vous sortiez du musée avec un goût de trop peu : tout y est fascinant, et les mises en scène sont si réalistes qu’on a envie de s’arrêter devant chaque vitrine. Pour la petite anecdote, on est restés jusqu’à ce qu’on n’ait plus d’autre choix que de sortir. Quand le gardien nous a raccompagnés vers la sortie, on a cru voir Theodore Roosevelt, sur son cheval, nous faire un clin d’œil. Non, non, ce n’est pas une fiction ! (Clin d’œil à La Nuit au musée 🎬)
Casse-Noisette au Lincoln Center
Le soir, on s’était offert quelque chose de spécial pour la période : Casse-Noisette (The Nutcracker) par le New York City Ballet, au David H. Koch Theater du Lincoln Center. C’est la version de George Balanchine, jouée chaque hiver à New York depuis 1954, une vraie tradition de Noël pour les New-Yorkais. La salle en elle-même vaut le coup d’œil, avec ses balcons dorés en arc de cercle.
C’était le cadeau d’anniversaire de Monsieur à Madame, qui en rêvait. On était placés presque tout en haut et au fond de la salle, mais la vue sur la scène était quand même bonne. Comptez une centaine d’euros par place. Avant le spectacle, on a mangé en vitesse chez Shake Shack pour ne pas perdre de temps.
Times Square de nuit
Pour finir la journée, on est repassés par Times Square, cette fois en pleine nuit. On est montés sur les grandes marches rouges au-dessus du guichet TKTS (celui qui vend des places de Broadway à prix réduit le jour même) : c’est l’endroit idéal pour avoir une vue d’ensemble sur les écrans.
En rentrant à l’hôtel, le brouillard était tombé sur la ville et le sommet de l’Empire State Building disparaissait tel un phare dans le brouillard. On avait bien fait d’y monter la veille.

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