Gates of the Arctic : ni route, ni sentier, ni visiteurs
Mis à jour le

Combien de temps y consacrer ?
En pratique
- Entrée
- Gratuite. Il n'y a ni guichet ni billet.
- Meilleure période
- De mi-juin à début septembre. L'hiver, il fait nuit et jusqu'à -40 °C.
- À réserver
- L'avion-taxi et, le plus souvent, un guide, à organiser des mois à l'avance.
- Se déplacer
- En petit avion depuis Bettles, Coldfoot ou Anaktuvuk Pass, eux-mêmes reliés à Fairbanks. Sur place, à pied ou en canoë.
Gates of the Arctic est entièrement situé au nord du cercle polaire, dans la chaîne de Brooks. Il est un peu plus grand que la Belgique, et il n’a rien : pas de route, pas de sentier, pas de camping, pas de panneau. C’est le parc national le moins visité du pays.
Histoire et origines
Le nom vient d’un forestier et écrivain, Bob Marshall, qui explore la région dans les années 1930. Il remonte une rivière entre deux montagnes qui se font face, et les baptise les « portes de l’Arctique ». Ses récits lancent l’idée de protéger ces montagnes telles quelles.
Elles ne sont pas vides pour autant. Les Nunamiuts, des Inupiats de l’intérieur, y chassent le caribou depuis des millénaires. Ils vivent toujours à Anaktuvuk Pass, un village au milieu du parc. Le parc est créé en 1980, avec l’idée de ne rien y aménager.
Que faire sur place
- Le survol : la façon la plus simple de voir le parc. De petits avions partent de Fairbanks, de Bettles ou de Coldfoot. Certains se posent sur un lac ou une barre de gravier.
- Anaktuvuk Pass : le seul village du parc, relié par avion. Un petit musée raconte la vie des Nunamiuts.
- Les Arrigetch Peaks : un cirque d’aiguilles de granit, le paysage le plus célèbre du parc. Il faut plusieurs jours de marche pour l’atteindre.
- Les rivières : six rivières du parc sont classées sauvages. On les descend en canoë gonflable, sur une à deux semaines, après avoir été déposé en avion.
- Les caribous : des dizaines de milliers d’entre eux traversent le parc deux fois par an. On croise aussi des grizzlys, des loups et des bœufs musqués.
- Le soleil de minuit : de fin mai à fin juillet, le soleil ne se couche pas.
Anecdotes et bon à savoir
- Le parc reçoit moins de visiteurs en un an que le Grand Canyon en une demi-journée d’été.
- La route Dalton, qui mène aux champs de pétrole de l’océan Arctique, longe le parc à l’est. Depuis Coldfoot, on peut en voir les montagnes sans y entrer.
- Les moustiques, en juin et juillet, sont une épreuve à part entière.
Infos pratiques pour votre voyage
- Accès : tout commence à Fairbanks. De là, un vol régulier rejoint Bettles ou Anaktuvuk Pass, ou bien on roule six à sept heures sur la route Dalton jusqu’à Coldfoot. Ensuite, c’est l’avion-taxi.
- Budget : c’est un voyage cher. L’avion-taxi se paie à l’heure de vol, et un séjour guidé coûte plusieurs milliers de dollars.
- Renseignements : les gardes tiennent des bureaux à Fairbanks, à Bettles et à Coldfoot. Passez-y avant de partir.
- Combiner avec : Kobuk Valley, juste à l’ouest, souvent survolé dans la même journée, et Denali.
Petit quiz
Question 1 / 3

Dormir près de Gates of the Arctic
Liens d'affiliation avec Stay22 : si vous réservez par ici, on touche une petite commission, sans que ça vous coûte un centime de plus. Merci pour votre soutien !
Sur place

Sponsorisé par UnCoupleBelge
Suivez-nous sur Instagram
Encadré sponsorisé par un partenaire



Commentaires